Anne-Catherine de Cavel

Double Je(u)

31 janvier – 21 mars 2026

La galerie de La Tour Morillon a le plaisir de recevoir pour cette première exposition de l’année 2026, Anne-Catherine de Cavel, peintre et graveuse. Elle nous propose de découvrir une sélection de ses œuvres intitulée Double je(u).

Des aveux même de l’artiste, sa relation avec le monde de la création picturale, c’est l’histoire d’une « vocation ratée ». Le Baccalauréat en poche, elle s’était inscrite à l’école des Beaux-Arts de Rennes et en histoire de l’art. Mais à l’époque, sa professeure de philosophie lui conseilla plutôt d’engager des études de psychologie. Elle abandonna son projet initial et elle suivit les conseils de son enseignante, ce qui la mena vers une carrière éloignée du monde des arts.

Cependant, après avoir mis en veille pendant des années ses aspirations artistiques, elle retrouva l’enseignement du dessin et de la peinture dès le milieu des années 1980.

Sa passion pour l’univers de la peinture l’amena également reprendre les rênes du salon artistique du Val d’Or, à la suite de la disparition de son créateur, Valentin Ponseti. De 2005 à 2018, en tant que présidente de l’association des amis des Val d’Or, entourée d’une équipe de bénévoles investis, elle fit vivre cet évènement artistique important dans le saint-amandois.

Anne-Catherine aime l’ambiance d’atelier. Elle travaille les séries, varie les techniques et explore les moyens d’expressions plastiques. A la Tour Morillon, elle présente deux univers à la fois opposés et complémentaires :

Dans la grande salle, les peintures de grands formats inspirées du vent qui donne le mouvement aux voiles et aux drapeaux colorés,
Dans le couloir, les gravures en noir et blanc, de plus petits formats, consacrées au monde animalier.

D’un côté, une expression libre, colorée aux frontières de l’abstraction, de l’autre, un travail minutieux, très graphique et figuratif. Certains ne verront pas de lien et de parti pris de l’artiste, le regrettant, tels les garants de la doctrine dominante au XXème siècle qui voulait qu’un artiste ait un « style » et se cantonne à une identité de surface.

De quel droit un artiste n’aurait-il pas le droit d’explorer des univers différents et de s’exprimer librement en ne revendiquant aucun « style » exclusif ? Heureusement des récentes expositions d’artistes majeurs de la fin du XXème siècle et du début du XXIèmeréaffirment ce droit et démontrent de surcroit leur richesse créative, libérés de cette obligation de « style ». L’actuelle rétrospective à la fondation Louis Vuitton, de Gerhard Richter, peintre polymorphe, en est la preuve.

Ainsi vous entrevoyez la raison du titre de cette exposition : « Double je(u) ». S’il s’agit pour Anne-Catherine de servir deux partis à la fois, comme l’expression le laisse entendre, c’est explorer deux techniques picturales très différentes, qui sont pour l’artiste deux domaines où elle s’accorde le plaisir de jouer avec les formes, les couleurs, les techniques et les moyens d’expressions. Mais c’est aussi le « double je » de la chanson de Christophe Willem, qui nous interroge sur les différentes facettes de notre personnalité, sur la frustration quant à la recherche de notre identité.

Non, Anne-Catherine, ton histoire n’est pas celle d’une « vocation ratée », elle est celle d’une « vocation multiple ». 

Oeuvres

Images de l’exposition

Adresse

11, rue de la Tour
18200 Saint-Amand-Montrond

Horaires d’ouverture

Jeudi – samedi : 15h00 – 18h30
Dimanche – mercredi : fermé

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